Une victoire pour les femmes, Saint-Marin a dit « oui » à l’avortement

 Une victoire pour les femmes, Saint-Marin a dit « oui » à l’avortement

Un virage historique pour la petite république de Saint-Marin… Ses 35 000 habitants ont voté pour la légalisation de l »avortement à une écrasante majorité. 77,3 % des votants ont décidé de donner aux femmes le libre choix de recourir à l’IVG jusqu’à 12 semaines de grossesse.

Ils ont ainsi rejeté une loi vieille de 150 ans qui faisait de l’avortement un crime passible de prison pour la mère et le médecin qui le pratiquait.

Au-delà de la douzième semaine de grossesse, l’IVG restera autorisé si la vie de la mère est en danger ou en cas d’anomalies du fœtus qui comportent un grave risque pour la santé physique ou psychique de la femme.

Le « oui » l’a emporté malgré l’opposition du gouvernement et de l’église catholique, et malgré une participation peu importante : 41 % des électeurs de cette enclave située dans le centre de l’Italie.

Ce référendum a été organisé à l’initiative de l’Union des femmes saint-marinaises (UDS).

« C’est la victoire de toutes les femmes de Saint-Marin, sur les conservateurs et réactionnaires qui croient que les femmes n’ont pas de droits! », et « c’est une victoire sur l’Eglise catholique, qui était notre adversaire, et a tout tenté pour empêcher ce résultat » s’est réjouit Karen Pruccoli, présidente de l’UDS.

En Europe, Saint-Marin suit ainsi l’exemple de l’Irlande qui a légalisé l’avortement en 2018. Un autre bastion de l’opposition à la légalisation de l’IVG, Gibraltar, avait assoupli sa législation après un référendum en juin.

Mais l’avortement est toujours interdit à Malte, Andorre et au Vatican. Et la Pologne a introduit une interdiction quasi-totale de l’IVG cette année.

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