la tragédie d’Ansongo, au-delà de l’émotion  – Jeune Afrique

 la tragédie d’Ansongo, au-delà de l’émotion  – Jeune Afrique

Convoi de l’armée nigérienne se dirigeant vers la ville d’Ansongo, dans le nord du Mali, le 29 janvier 2013.

Convoi de l’armée nigérienne se dirigeant vers la ville d’Ansongo, dans le nord du Mali, le 29 janvier 2013. © Kambou Sia / AFP

Après le massacre d’une cinquantaine de personnes, le 8 août, dans quatre localités à la frontière avec le Niger, la définition d’une stratégie de lutte plus cohérente s’impose.


Une cinquantaine de morts, tel est le bilan provisoire des attaques qui ont ciblé les localités de Karou, Ouatagouna, Dirga et Daoutegueft, dans le cercle d’Ansongo [Gao, dans le nord du Mali]. Cette énième tragédie vient nous rappeler la triste réalité : celle d’un pays instable depuis une décennie, qui peine à se reconstruire et où les populations vivent dans la peur permanente – ce que brouhahas politiciens et controverses improductives ont tendance à nous faire oublier trop souvent.

Qu’il semble loin, le temps où l’on pouvait dormir à la belle étoile entre Gao et Ansongo ! »

Depuis 2015, l’insécurité n’a cessé de s’étendre. Les trois quarts du territoire sont devenus – sauf motif impérieux – des zones formellement déconseillées aux étrangers. En réalité, depuis 2012, des milliers de Maliens sont privés de l’une de leurs libertés fondamentales, celle d’aller et de venir librement. Qu’il semble loin ce temps où l’on pouvait prendre l’autocar à 5 heures à Gao et arriver à 23 heures à Bamako ! Qu’il paraît loin, aussi, ce temps où l’on pouvait dormir à la belle étoile, perdu dans un bled entre Gao et Ansongo ! L’insouciance a laissé place à l’angoisse : celle de croiser sur son chemin des hommes armés non identifiés.



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