Droit à l’avortement : une décision historique pour les Mexicaines

 Droit à l’avortement : une décision historique pour les Mexicaines

Au Mexique, empêcher une femme d »avorter a été déclaré inconstitutionnel par la cour suprême.

Lors d’un vote mardi à l’unanimité, la cour a jugé que la criminalisation de l’avortement n’était pas conforme à la constitution du pays. Cette décision va permettre à toutes les Mexicaines d’accéder à une pratique de l’IVG médicalisée et à celles qui ont été emprisonnées pour avoir avorté de recouvrer la liberté. Elle a été qualifiée d' »historique » par les défenseurs des droits de ce pays conservateur et très catholique d’Amérique latine.

L’avortement non médicalisé est la quatrième cause de décès maternel au Mexique, selon le Groupe d’information sur le choix reproductif (GIRE).

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a éludé les questions sur le sujet, avant l’annonce de la décision, lors de sa conférence de presse matinale quotidienne mardi. Il a déclaré qu’il ne serait pas sage de « prendre parti » car il s’agit d’une « question controversée » et que la meilleure chose à faire était que la Cour suprême la résolve.

Le Mexique est un pays fédéré où les Etats sont autonomes dans l’adoption de leurs lois, mais celles-ci peuvent être invalidées par le biais d’un recours lorsqu’elles contreviennent à des arrêts de la Cour suprême qui font jurisprudence, comme celui de mardi.

La ville de Mexico a dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse en 2007 et il est pratiqué gratuitement dans les cliniques de la mairie, que les femmes vivent ou non dans d’autres quartiers.

Oaxaca, Veracruz et Hidalgo sont d’autres Etats qui ont dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse.

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