Comment les gouvernements coupent internet… Et comment contourner la censure – Jeune Afrique

 Comment les gouvernements coupent internet… Et comment contourner la censure – Jeune Afrique

Entrave à la liberté d’expression, les restrictions volontaires des réseaux internet et mobile sont malheureusement récurrentes sur le continent. Pourquoi les autorités y recourent-elles ? Et, surtout, comment faire pour y échapper ? Explications en infographies. 


De la région du Tigré, en Éthiopie, isolée du reste du monde depuis le début de la guerre, en novembre dernier, à l’Ouganda, où à la veille de la présidentielle et des législatives, le gouvernement a exigé la fermeture des réseaux sociaux, en passant par le Nigeria, où Muhammadu Buhari a imposé des restrictions d’accès à Twitter, les coupures volontaires se multiplient sur le continent.

Pour les autorités, ces mesures sont souvent justifiées par la nécessité de maintenir l’ordre public, d’éviter la propagation de fake news ou la diffusion de propos haineux, ethnicistes ou racistes. Mais alors qu’elles y ont de plus en plus recours en période d’élections ou de manifestations, les organisations de la société civile crient à la censure.

Violation des droits humains

L’accès à internet est désormais indissociable de la liberté d’expression. Depuis 2016, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies considère comme une violation des droits humains les mesures visant à empêcher ou à perturber délibérément l’accès ou la diffusion d’informations en ligne.

Les enjeux ne sont pas que politiques. L’accès à internet conditionne en effet celui à l’éducation et à certains systèmes de santé. C’est aussi devenu l’un des principaux leviers de croissance sur le continent. Selon le site Top10VPN, sur la seule année 2020 en Afrique subsaharienne, les coupures de réseaux ont provoqué une perte de 237,4 millions de dollars.

Pourquoi les gouvernement coupent-ils les vannes de l’information en ligne ? Comment le font-ils ? JA a passé au crible les données collectées par l’organisation Access Now et la coalition #KeepItOn, deux organisations qui militent pour la liberté digitale. L’état des lieux n’est pas brillant.



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