Au Mozambique, rien ne peut se dresser entre les enfants et l’école, pas même une rivière

 Au Mozambique, rien ne peut se dresser entre les enfants et l’école, pas même une rivière

Au Mozambique, le chemin de l »école est souvent semé d’embûches. Des collégiens du pays embarquent chaque matin sur des canoës pour traverser la rivière qui les sépare de leur école. Instrument indispensable de la lutte contre l’analphabétisme, l’école permet également aux jeunes filles d’échapper à un mariage précoce.

A maintenant 15 ans Egesse a échappé au mariage à la fin de l’école primaire. Désormais, pour poursuivre ses études, elle doit relever un autre défi : marcher 14 kilomètres et traverser une rivière de 50 mètres de large en canoë chaque matin.

La traversée n’est pas sans risques. Les écoliers naviguent sur des pirogues de fortune taillées dans des troncs d’arbres. La deuxième partie du trajet se fait à gué, avec de l’eau jusqu’aux genoux, parfois jusqu’à la taille. Les parents d’élèves, comme Joaquim Matchissa qui a scolarisé ses deux enfants à Mandie, ont souvent peur lors des traversées, surtout pendant la saison des pluies d’octobre à mars.

Éradiquer l’analphabétisme

L’école primaire est obligatoire au Mozambique à partir de six ans. Mais à l’issue de ce premier cycle d’éducation, une partie des enfants est livrée au mariage ou à l’élevage du bétail. Les conseils d’écoles luttent contre ces pratiques afin d’éradiquer l’analphabétisme, qui touche encore 45% des adultes du pays, d’après les chiffres de l’UNESCO. Les femmes sont deux fois plus concernées que les hommes.

Pour éviter la dangereuse traversée, certains parents louent des cabanes sur la rive de Mandie. Le directeur de l’école encourage les parents à placer leurs enfants en internat, dans un espace autrefois composé de pilotis et d’herbe, maintenant amélioré avec des maisons en briques. Mais cette année, seuls deux étudiants ont établi résidence dans l’école.

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