à qui la faute ? – Jeune Afrique

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Les stations-service sont de nouveau approvisionnées. Mais l’incapacité de l’unique raffinerie du pays à satisfaire une demande croissante, ajoutée aux contraintes de la crise sanitaire, rend l’autonomie bien précaire. 


Les automobilistes de Brazzaville et Pointe-Noire soufflent depuis le retour du carburant à la pompe. Ils étaient à la diète depuis le 10 août, date à laquelle les premières files d’attente se sont formées devant les stations-service.

« Une crise passagère », selon Maixent Raoul Ominga, le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), contraint de présenter ses excuses à ses compatriotes. Faute de mieux, les Brazzavillois ont eu recours aux « kadhafi », ces vendeurs clandestins de carburant qui négociaient le litre de super à plus de 800 F CFA, alors qu’il affiche 595 F CFA à la pompe.

Le marché de la distribution pétrolière a connu des bouleversements en 2020

Sur les raisons de cette rareté, les autorités se montrent peu disertes. Mais la réunion de crise du 7 septembre, présidée par Bruno Jean-Richard Itoua, le ministre des Hydrocarbures, qui n’a pas donné suite aux sollicitations de Jeune Afrique, dévoilait en creux les insuffisances de la Congolaise de raffinage (Coraf), filiale de la SNPC, en matière de production. Une cause à laquelle s’ajoute la volonté de ne pas recourir aux stocks de sécurité du pays.



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